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Les Légendes d'Espigoule
 
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 GN Démoncratie : épilogue

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olivier
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MessageSujet: GN Démoncratie : épilogue   Dim 6 Oct 2013 - 13:39

"Démission ! Démission!"

La session extraordinaire du Parlement de Zaïs s'était terminée dans une atmosphère lourde et pleine d'excitation. Alors que Elzear d'Aubignosc quittait sous les huées la villa d'Entremont où s'était tenue la session extraordinaire, le baron de Digne, Bragon d'Elinien, rassemblait quelques uns de ses confrères.

"Comme vous le savez déjà, Dame Séli, a émis un oracle très négatif sur notre décision militaire d'hier. Ce matin, elle m'a proposé de compléter cet oracle avec vous. Acceptez vous de participer à un petit rituel ?"

Peu de temps après, moins de 10 parlementaires se retrouvèrent autour de Dame Seli dans une pièce du sous-sol de la villa d'Entremont. Ils burent une décoction que Dame Séli avait préparée. Et, les uns après les autres, ils flanchèrent, eurent des convulsions, un peu de bave aux lèvres tandis que Dame Séli parlait avec une voix semblant sortie d'un monstre marin. Comme si la Tarasque de Luminya commentait d'horribles images.

"Les troupes de la légion espigoulienne sont là. Une armée de paysans, de bergers et de commerçants. Ils ont été rassemblés à la va-vite. Ils tremblent de peur. Ils ont vu la horde d'orcs qu'il va leur falloir arrêter. Cela fait deux jours que ces hordes se rassemblent. Les seigneurs d'Harondor ont, eux, rassemblés leurs hommes dans le Col du Négron, loin au dessus de Forcquié. Et, ils ont disposés les hommes de la Légion Espigoulienne dans les bois de part et d'autre du col.
C'est le petit matin, le soleil n'est pas encore levé, les orcs, dans la nuit se sont rassemblés et ont foncés vers le Col du Négron. A leur tête, ils portent une bannière rouge au poing noir. Un clan puissant à la tête duquel, ils ont mis leurs orcs les plus forts. Si puissants, si fortement armés ! Les troupes d'Harondor ploient sous le nombre et la violence aveugle des orcs. Les volontaires de la légion espigoulienne attaquent sur les flancs. Mais les pertes sont immédiates et innombrables. Le courage espigoulien ne paie pas face à ces hordes d'orcs terribles. Les barons d'Harondor tombent les uns après les autres. Baptiste, général de la légion espigoulienne, tombe à son tour sous les coups des orcs qui semblent toujours plus nombreux et toujours plus méchants
"

La voix de Dame Séli s'éteint et les parlementaires qui l'entourent semblent se réveiller. Avec une violente gueule de bois. Ils échangent des regards timides. Puis leurs impressions. Ils ont tous vu cette bataille. Ils ont tous vu cette défaite terrible. "La biffle du Col du Négron" résuma l'un d'eux.
Finalement, malgré les tensions des dernières heures, les parlementaires arrivent à se rassembler pour continuer à parler. Mais sans faux semblants cette fois là. Sans d'autres règles que celle de la survie d'Harondor. Sans d'autre règles que celles de la bienséance d'une assemblée d'hommes d'honneur qui ont peur pour ce qu'ils aiment. Assis à la même table, avec, entre eux, quelques assiettes bien pleines de frigousse.
Baptiste, qui avait été rejoint et ramené par un messager, se lança une nouvelle fois dans un discours passionné:
"Vous l'avez vu ce bon peuple espigoulien ! Vous l'avez vu se faire massacrer à cause de votre lâcheté ! Vous l'avez vu, la légion espigoulienne répondra présente pour défendre ses terres contre les orques. Mais vous ! Où sont vos hommes ? Ou serez vous dans cinq jours dans le col du Négron ? En train de discuter de la taille de bouteilles de vin ?"

Il fut rapidement coupé par Bertrand d'Agoult : "Cessez Baptiste. On a tous vu notre destin. Dans cinq jours, je serais à vos cotés dans le col du Négron car je respecte les Valars et que j’obéis à mon destin. Mais mes hommes ne seront pas à mes cotés pour une raison simple. Dans le meilleur des cas, il faudra 2 jours pour qu'ils soient prévenus et 5 pour se rendre de Hyères au Col du Négron. Soyons réalistes. Nous ne pouvons faire appel à des troupes situées au delà de Zaïs."

Ange de Bal compléta : "Je ne peux lancer toutes mes troupes au nord. Je dois aussi en envoyer sur l'Anduin pour aider à protéger nos cités fluviales. Je vais aider, je vais contribuer à l'arrêt de ces orques. Mais qu'en est il du comte de Forcoquié ? Une fois de plus, il n'est pas là. Ce sont pourtant bien les troupes des seigneurs du comté de Forcoquié qui sont les mieux placées pour faire face à cette menace".

Joachim de Villeneuve intervint, rouge de colère : "Comte, avec tout mon respect, on ne peut pas retomber dans les honteuses dérives de ce matin. Il faut cesser de se vautrer dans les divisions artificielles, elles mènent immanquablement aux tragédies que nous avons vu. Je vais rassembler mes troupes et convaincre le comte de Forcoquié du danger qui nous menace. Mais soyons vraiment réalistes. Nous ne changerons pas grand chose au destin avec nos maigres troupes seigneuriales. Il nous faut faire appel aux seigneurs d'Ithilien. Jusqu'à la cité naine de Barry, les seigneuries d'Ithilien sont à moins de 3 jours de marche du col du Négron, appelons les à l'aide !"

Faramir de Brocelien repris la parole : "Des messages sont déjà partis en direction d'Osgiliath. Nous pouvons en envoyer directement aux seigneurs du sud d'Ithilien mais l'Harondor aura à payer cet aveu de faiblesse."

Le prix a payer pour cette faiblesse fut lourd mais moins que ne l'avait laissé craindre l'oracle de Dame Séli.

La bataille du col du Négron se déroula comme les parlementaires de la session extraordinaire l'avaient "vue". Mais alors que les orques avaient écrasés les premières lignes des défenseurs d'Harondor, le sol trembla. La cavalerie des seigneurs d'Ithilien arrivait avec le lever du soleil. Les orques furent dispersés et les survivants de la légion espigoulienne purent défaire ces orques en fuite.
Suivis d'hommes de troupe et de médecins, les seigneurs d'Ithilien réussirent à extraire les soldats et seigneurs d'Harondor tombés sous les coups des orques innombrables. Les pertes furent lourdes pour l'Harondor dans cette bataille du Col du Négron mais ceux qui avaient crus que leur destin était arrivé à son extrémité furent sauvés. Comme si le fait d'avoir vu Mandos leur avait offert la possibilité d'échapper à leur destin.

L'invasion du col du Négron fut repoussée. Les cavaliers d'Ithilien et les survivants du col du Négron poursuivirent vers Sisteroun et découvrirent que la citadelle était totalement assiégée. Malgré leur renfort, le siège de Sisteroun dura deux mois. Quand au montagnes des confins d'Espigoule, dans la baronnie de Digne, elles furent submergées. Ses habitants ont l'habitude de se réfugier dans des tours et d'y subir des sièges pénibles. Mais le pays fut occupé et dévasté par les orcs pendant plusieurs mois. Le temps que des troupes soient reconstituées, que la légion espigoulienne soit reformée et entrainée et que des compagnies de l'armée royale soient rapatriées d'Umbar. Cette armée finit par reprendre vallée après vallée.

Quand au front de l'Anduin, la stratégie retenue consistant à utiliser les engins de guerre contre les bateaux se révéla peu efficace. Quelques bateaux umbariens furent coulés devant Arl mais la plupart passèrent et atteignirent Pélagir. Heureusement, la mobilisation des seigneurs et chevaliers de Dol Amroth permit de renvoyer les assaillants dans les eaux de l'Anduin. Mais les chevaliers d'Ithilien firent défaut et les destructions furent énormes à Pelagir.

Le roi fut extrêmement mécontent de cet épisode. Après que la situation fut reprise en main, il prit quelques décisions qui firent grand mal à l'amour propre des plus fervents espigouliens :
- Tout commandement militaire, à l'exception de leur garde, est retiré aux seigneurs, barons et comtes d'Harondor,
- Le Parlement de Zaïs ne peut plus prendre de décision relative à la conduite de la guerre,
- Deux Intendants militaires royaux sont nommés à Zaïs et Forcoquié, ils sont placés sous l'autorité directe du roi et ont autorité sur les troupes royales, des comtes, celles du Parlement et sur la légion espigoulienne,
- Trois forts seront construits dans les montagnes des confins d'Harondor pour protéger la frontière avec le Mordor, un quatrième sera bâti à Masslia, chacun abritera une compagnie de soldats du Gondor

D’après le comte de Zaïs, la colère du Roi fut apaisée, et ses décisions adoucies par l'annonce de la destruction de 2 des artefacts des Hesperides. On dit qu'il fit semblant de découvrir l'existence du rituel des Hesperides en même temps que le coup final mis à ce rituel.
En effet, suite au repas au cours duquel les Parlementaires espigouliens s'étaient accordés sur les batailles à venir, les parchemins remis par Mandos la veille furent traduits. Il s'agissait d'un rituel permettant d'utiliser Mjolnir le marteau de Celebrimbor. Le comte de Zaïs fit extirper les artefacts de leur cachette et, au cours d'une impressionnante messe, les Aeglé, l'anneau, et Hesperia, le masque, furent détruit. Leur magie fut contenue par un linceul et une couronne d'épine apportés par Djé'zu.
Ce rituel fut pesant, chacun s'attendant à voir Jerh Omboch débarquer ou Hieronimus Bosh retourner sa veste. Quand Aeglé et Hesperia furent brisés et qu'il fut visible pour les plus perspicaces que leur magie avait disparu, un grand soulagement parcouru l'assemblée.
Mais Hieronimus Bosh refroidit rapidement tout ce petit monde :
"Hier, j'ai exorcisé le pauvre bougre que mon père avait possédé. Cela signifie qu'il n'est pas loin. S'il n'a pas tenté de récupérer les artefacts par la force aujourd'hui c'est parce qu’il a vu ma détermination à le combattre hier. Vous avez sans doute fait le bon choix en m’accueillant parmi vous. Mais il est toujours là. Il possède 3 des artefacts des Hesperides qui lui confèrent une maitrise totale des âmes errantes. Et, surtout, il a pour allié un être choisi et possédé par Sauron. Un serviteur du Mal contre lequel je ne peux rien. Un Nazgul. Maintenant, nous allons devoir les affronter tous les deux !"
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